Bon & Pifarély, une humanité numérique littéraire ?

Bon & Pifarély, une humanité numérique littéraire ?

Samedi 17 juin, une performance de François Bon et Dominique Pifarély dans le cadre du colloque intitulé “Des humanités numériques littéraires” , au Centre Culturel International de Cerisy (du 15 au 22 juin, programme détaillé ICI) 

Médiathèque de Saint-Lô, 16h.

Paysage Fer, réouvert, lecture-performance par François BON & Dominique PIFARÉLY

Une ligne de train chargée d’histoire, 362 km de Paris à Nancy, qui traverse toute une suite de petites villes par le milieu. 2002 : elle est remplacée par un TGV direct, qui les évite.
Toute cette année, je fais le trajet chaque jeudi, et s’installe un système de notes, par récurrences, répétitions. Et, chaque voyage, je fais des photos avec un appareil jetable.
Quand paraît le livre, on refait le voyage pour Arte : filmer ce qu’on voit du train, puis louer une voiture pour le retour et retrouver ces lieux qui nous ont surpris ou questionnés.
C’est mon dernier livre d’avant le web. Internet existe, mais quel usage pour la littérature.
Alors aujourd’hui, à quinze ans de distance, rouvrir le livre, et chercher de quel écosystème il participe. Le film, les photos, mais aussi les images d’archives, et par Google Street View la possibilité de refaire le voyage.
Écrivons-nous de la même façon, quand le web se superpose au réel et nous l’ouvre en plus grand ?
Et le refaire en direct, ce voyage, dans les 52’ que dure le film. En utilisant aussi l’électronique, voix, violon, images, pour que ce soit aussi questionnement de l’écriture, du réel, de la ville, et de nos rêves.

François Bon

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