Dans la lignée du spectacle
« Le Passage des Heures » d'Alvaro de Campos (Fernando Pessoa) que nous
avons créé aux Subsistances en octobre 2004, nous avons
eu envie de continuer à explorer les rapports texte/musique et
de confronter une fois encore nos pratiques respectives, le violon et
la voix. Après Pessoa, un autre « exilé de partout » : Ghérasim
Luca, poète roumain, qui a vécu quarante ans à Paris
et choisi la langue française pour s'inventer une langue à
lui, inédite, libérée des contraintes grammaticales
et syntaxiques, bégaiement de phonèmes, tournoiement de
mots, de sons, de rythmes en boucle, échappées à
la lisière du chant, à bout de souffle. Une poésie
de la voix, dans laquelle viendra s'immiscer le violon, contrepoint ou
prolongation de la parole, au gré de l'improvisation.
Balzac, Kafka, Baudelaire ou Artaud, d'Aubigné, Sarraute ou Bon... En fonction du lieu et de la rencontre, stage en parallèle possible.