Dominique Pifarély

Archipels - Cie Dominique Pifarély

"Papiers" | Violaine Schwartz et Dominique Pifarély

Première le 27 octobre 2019 à l’Institut du monde arabe

« Papiers » a été écrit à partir de témoignages de demandeurs d’asile recueillis par la romancière et actrice Violaine Schwartz. En contrepoint, à l’unisson, en chœur, en écho, le violoniste et compositeur Dominique Pifarély crée en temps réel une fresque de voix et de sons qui retrace leurs parcours de douleur et d’espoir.

Violaine Schwartz : voix

Dominique Pifarély : violon, électronique temps réel

Christophe Hauser : son

Virginie Crouail : chargée de production

À partir de témoignages de demandeurs d’asile, venus d’Arménie, du Kosovo, de l’Afghanistan, de l’Irak, de l’Ethiopie ou de la Mauritanie, Violaine Schwartz a écrit PAPIERS (publié aux éditions POL en avril 2019), une fresque de voix, retraçant le hasard des chemins parcourus, la douleur de tout abandonner derrière soi, le courage de partir, les affres de l’attente, l’absurdité de la bureaucratie, les souvenirs à vif, la culpabilité de survivre, la peur encore, l’espoir aussi, la vie qui s’invente malgré tout, pas à pas, sur la route de l’exil.

À l’heure où l’Europe s’emmure derrière la peur et l’indifférence, à l’heure des barbelés, Dominique Pifarély et Violaine Schwartz, entre violon et voix, donneront à entendre le tempo de ces récits de vies, le souffle de ces voix, pour qu’elles nous parlent comme à l’oreille.


Production : Archipels – Cie Dominique Pifarély – avec le soutien de la DRAC Nouvelle Aquitaine

“Papiers”, de Violaine Schwartz, est paru en avril 2019 aux éditions P.O.L


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Dominique Pifarély Septet / Suite : Anabasis

Création en 2018

  • Dominique Pifarély : violon, composition
  • Valentin Ceccaldi : violoncelle
  • Sylvaine Hélary : flûtes
  • Matthieu Metzger : saxophones soprano et alto
  • François Corneloup : saxophone baryton
  • Antonin Rayon : piano, synthétiseur moog
  • François Merville : batterie

Le septette de Dominique Pifarély prolonge le travail orchestral mené de 2005 à 2015 avec l’ensemble Dédales. Dans un format resserré mais aux potentialités explosives, c’est un nouveau programme, dans lequel se croisent compagnons repérés (François Corneloup, François Merville, Antonin Rayon) et figures nouvelles (Sylvaine Hélary, Matthieu Metzger, Valentin Ceccaldi).

Dominique Pifarély Septet extends the orchestral work he carried out with his Ensemble Dédales. In a constricted format but with explosive potentialities, he delivers a new program, in which meet identified companions (François Corneloup, François Merville, Antonin Rayon) and new figures (Sylvaine Hélary, Matthieu Metzger, Valentin Ceccaldi).


“L’anabase, c’est la remontée de la mer vers les terres (…) et la sortie d’exil. Cette montée est aussi un retour, qui paradoxalement s’effectue dans l’avenir.”
Martine Broda, “Dans la main de personne, essai sur Paul Celan”

Après un travail, il y a 15 ans, sur des poèmes de Paul Celan (pour choeur de chambre, 2 récitants et 6 musiciens-improvisateurs), les textes fournissent aujourd’hui une trame invisible (au sens propre : rythme, prosodie, espace, forme) qui guide cette utopie d’un retour dans l’avenir.

Suite : Anabasis est donc un acte musical à la fois engagé et rêveur, formel et sensible, avec en toile de fond un questionnement qui porte sur l’exil, le déplacement, la fuite, la quête, mais aussi l’exil de soi et le retour vers soi et vers l’autre, et quelques intuitions contemporaines.

DP


Après la création à l’Europajazz Festival (Le Mans, La Fonderie, 5 mai 2018, 17h) :

“Après une avant première à l’Ajmi d’Avignon, c’est la création de cette nouvelle musique. Comme souvent chez Dominique Pifarély, la première impulsion créatrice est d’origine littéraire : Anabase, un poème de Paul Celan, un auteur qui a déjà suscité chez le violoniste plusieurs compositions, et donne lieu cette fois à une suite. L’enjeu est d’importance pour le musicien : il a rassemblé un groupe où chacun représente une sorte d’idéal, comme interprète et improvisateur. La pièce est assez longue, elle s’est étoffée de nouveaux développements depuis son avant-première, mais l’attention du public est totale, du début jusqu’à la toute fin. On part d’une seule note, obstinément rejouée par le piano, adagio, jusqu’à l’entrée du sax baryton, bientôt rejoint par les autres instruments. Dès lors il semble évident que vont se mêler l’esprit de la musique de chambre contemporaine et les rythmes anguleux d’un jazz qui n’est pas moins contemporain, dans un spectre large qui s’étendrait des phrases policées de l’écriture ‘savante’ jusqu’aux écarts des musiques improvisées les plus radicales. C’est ensuite une mélodie lyrique, aux intervalles distendues (la mémoire de l’ange n’est pas très loin….), et le rythme s’affirme et l’ensemble dérive vers les abords interlopes du jazz, avec un tutti libre et délibérément divergent. […] Il serait vain, et fastidieux, de vouloir décrire par le menu le cheminement de cette longue pièce, grande forme (forme ouverte pourrait-on dire, sans formalisme), avec ses glissements et ses surprises. […] Ce qu’on retient, c’est l’extrême cohérence du cheminement, la très grande qualité des solistes (le violoniste inclus !), dans l’exécution comme dans l’improvisation, et cette oscillation permanente entre les langages que tous les membres du groupe ont en commun, de l’écrit le plus rigoureux jusqu’à l’improvisation la plus libre, presque un manifeste qui nous dirait : nous jouons ce que nous sommes. J’en veux pour preuve le mouvement final, sorte de groove dansant (mais très élaboré) qui respire la liberté d’être, et se fond dans une coda chambriste qui va s’éteindre avec le retour, furtif, de la note obstinée qui ouvrait le concert. Il y a bien là une œuvre accomplie, libre et cohérente, belle réussite qui sera reprise les 25 & 26 mai, à Paris, à l’Atelier du plateau, puis en septembre à Marseille (festival ‘Les Émouvantes’) et en novembre à Strasbourg (festival Jazzdor). Avis aux mélomanes sans œillères.”
Xavier Prévost / JazzMagazine, lundi 7 mai 2018


“Anabasis is the rise of the sea to the land (…) and the release from exile. This rise is also a return, which paradoxically takes place in the future. “
Martine Broda, “Dans la main de personne, essai sur Paul Celan »

After a work, 15 years ago, on poems by Paul Celan (for chamber choir, 2 reciters and 6 improvisers), the texts now provide an invisible framework (rhythm, prosody, space, form) that guides this utopia of a return to the future.

Suite : Anabasis is therefore a musical act that is both an engaged dream, formal and sensitive, with the backdrop of a questioning about exile, displacement, flight, quest, but also exile of oneself and the return to oneself and the other, and some contemporary intuitions.

DP


After the premiere at the Europajazz Festival (Le Mans, La Fonderie, May 5, 2018, 17h) :

After a preview in Avignon, it was the real premiere of this new music. As is often the case with Dominique Pifarély, the first creative impulse comes from literature : Anabase, a poem by Paul Celan, an author who has already given rise to several compositions by the violinist, and this time gives rise to a sequel. The issue is quite important to the musician : he has gathered a group where each one represents a kind of ideal, as interpreter and improviser. The piece is quite long, it has expanded new developments since its premiere, but the attention of the public is total, from the beginning until the very end. We start from a single note, stubbornly replayed by the piano, adagio, until the entry of the baritone sax, soon joined by the other instruments. From then on, it seems obvious that the spirit of contemporary chamber music will be mixed with the angular rhythms of a jazz that is no less contemporary, in a broad spectrum that extends from the polite phrases of classical writing to the gaps of the most radical improvised music. Then comes a lyrical melody, with distended intervals (the memory of the angel is not very far ….), And the rhythm asserts itself and the whole one drifts towards the interlops of jazz, with a free tutti and deliberately diverge. […] It would be futile, and tedious, to try to describe in detail the path of this long piece, great form (we could say, without formalism, open form), with its landslides and surprises. […] What we remember is the extreme coherence of the process, the very high quality of the soloists (including the violinist !), in the performance as well as in the improvisation, and this permanent oscillation between the languages ​​that all the members of the group have in common, from the most rigorous writing to the freest improvisation, almost a manifesto that would tell us : we play what we are. I could just give this example : the final movement, a kind of dancing (but very elaborate) groove that breathes the freedom of being, and blends into a chamber music coda that will go out with the stealthy return of the stubborn note that opened the concert. This is an accomplished, free and coherent work, a great success that will be repeated on May 25 & 26, in Paris, at the Atelier du Plateau, then in September in Marseille (festival ‘Les Emouvantes’) and in November in Strasbourg (Jazzdor festival). Notice to music lovers without blinkers. “

Xavier Prévost / JazzMagazine, 7 mai 2018


Production : ARCHIPELS-Cie Dominique Pifarély
Coproduction : Europajazz Festival du Mans / Festival Jazzdor Strasbourg
Avec l’aide de la DRAC Nouvelle Aquitaine, de l’ADAMI et de la SPEDIDAM
Avec le soutien de l’AJMI (Avignon) et de la Maison Galerie 19PaulFort

Cette création a bénéficié de l’aide à l’écriture d’une œuvre musicale originale du Ministère de la Culture

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Archipels – Cie Dominique Pifarély

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2 place Aristide Briand – 86000 Poitiers – France

Administratrice de production : Virginie Crouail

ph. : 33 (0)6 20 10 67 44

email : virginie.crouail [arobase] pifarely.net

Archipels-Cie Dominique Pifarély a pour vocation de porter les créations de Dominique Pifarély, violoniste, improvisateur et compositeur, dans une démarche musicale innovante, exigeante et fidèle. L’identité artistique de la compagnie s’est également construite sur la recherche interdisciplinaire : traitement numérique en temps réel, littérature et poésie, mise en espace, image, théâtre, en lien avec différents pays (Italie, Allemagne, Liban, Irlande…).
L’édition phonographique a été développée en 2008 à travers le label Poros éditions.

L’association reçoit le soutien de la DRAC Nouvelle Aquitaine, et est membre de Futurs Composés – réseau national de la création musicale, ainsi que des Allumés du Jazz.

biographie de Dominique Pifarély


avec texte :

avec images :

  • Apnées (Dominique Pifarély avec Philippe De Jonckheere et Michele Rabbia)

spectacle :