Dominique Pifarély

Archipels - Cie Dominique Pifarély

Le festival

Archipels, rencontres musicales

Archipels-Cie Dominique Pifarély, ce sont des créations, des regards croisés avec d’autres disciplines, des compagnonnages, et aussi de la transmission.

Nous souhaitions, depuis longtemps, avoir un rendez-vous régulier avec le public, afin de réunir toutes ces expériences, et en présenter l’actualité. Voici donc ces rencontres, musicales bien sûr, mais ouvertes sur des pratiques voisines. Ce seront des projets en cours de Dominique Pifarély, mais également ceux de nos compagnons de route. Ce sera aussi un stage (voir en bas de page), avec un concert des stagiaires.

Nous serons à Jaunay-Marigny, à côté de Poitiers, où la compagnie est installée depuis 2005, afin offrir l’évènement d’abord aux Poitevins.

En effet, on a pu voir au cours de ces 14 années nombre de nos projets en Nouvelle Aquitaine : la création de l’ensemble Dédales, accueillant de jeunes musiciens poitevins /  de nombreux concerts en partenariat avec Jazz à Poitiers / des spectacles pluridisciplinaires présentés dans le beau Théâtre des 4 Saisons à Gradignan / des rencontres avec la littérature accueillies en Limousin… Toutes ces créations portant un fort volet de transmission : 12 années de collaborations et de formation de Dominique Pifarély avec le CFMI de Poitiers / des stages réguliers avec des musiciens nationaux et internationaux / la création d’un ensemble de jeunes professionnels et amateurs, l’ensemble Icare / des interventions au Conservatoire auprès des jeunes musiciens comme en hôpital psychiatrique auprès de jeunes adolescents, ou à l’université auprès d’étudiants en littérature…


Programme :

Pour cette première édition, nous présenterons le quartette de Dominique Pifarély (+ d’infos)  — une musique lyrique, sensuelle et abstraite, à la fois très finement dessinée et d’une grande fluidité —, et le trio Sclavis/Pifarély/Courtois (+ d’infos) — trois figures essentielles du jazz européen, un nouveau groupe avec un long passé.


Et puis les projets de quelques compagnons de route :

  • Myssil (+ d’infos), de Sylvaine Hélary (flûtes) et Noémi Boutin (violoncelle), est un concert jeune public imaginé par deux formidables musiciennes, naviguant avec souplesse et inventivité dans un univers musical à la fois riche et ludique.

  • Rhizottome (+ d’infos), de Matthieu Metzger (saxophone sopranino) et Armelle Doucet (accordéon), renoue avec les racines et sème les graines d’une nouvelle musique traditionnelle sensuelle et féconde.

  • La veillée rustique moderne (+ d’infos) de Jean-François Vrod, violoniste et raconteur d’histoires, est un objet singulier, comme le parcours musical de son auteur qui, seul avec son violon, revisite l’idée de veillée et du partage de l’art vivant.

  • L’Amérique (+ d’infos), du comédien Pierre Baux et du violoncelliste Vincent Courtois, est une lecture/performance où le texte et  la musique — improvisée — sont en constante interaction, sans que l’un prédomine : un contrepoint permanent pour un cheminement du sens ouvert et multiple.

  • Pour terminer, un bal : Le peuple étincelle (+ d’infos) est le rêve de François Corneloup de combiner une musique pour la danse et l’expérience, la créativité de musiciens de jazz et improvisateurs.


Dominique Pifarély Quartet

Dominique Pifarély Quartet

Myssil

Myssil

Rhizotome

Rhizotome

Sclavis Pifarély Courtois

Sclavis Pifarély Courtois

Jean-François Vrod

Jean-François Vrod

Pierre Baux & Vincent Courtois

Pierre Baux & Vincent Courtois

Le peuple étincelle

Le peuple étincelle


Le stage : télécharger le formulaire d’inscription

mercredi 4 . jeudi 5 . vendredi 6 juillet 2018

Formation à la pratique du jazz actuel et de la musique improvisée, une approche du jazz contemporain :
Au travers de quelques compositions de Dominique Pifarély, on abordera les questions d’interprétation, de style,
d’articulation entre l’écrit et l’improvisé, et de conduite de l’improvisation par rapport à une composition donnée.

Tous instruments, musiciens ayant déjà une pratique du jazz et de l’improvisation.


 

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Dominique Pifarély Septet / Suite : Anabasis

Création en 2018

  • Dominique Pifarély : violon, composition
  • Valentin Ceccaldi : violoncelle
  • Sylvaine Hélary : flûtes
  • Matthieu Metzger : saxophones soprano et alto
  • François Corneloup : saxophone baryton
  • Antonin Rayon : piano, synthétiseur moog
  • François Merville : batterie

Le septette de Dominique Pifarély prolonge le travail orchestral mené de 2005 à 2015 avec l’ensemble Dédales. Dans un format resserré mais aux potentialités explosives, c’est un nouveau programme, dans lequel se croisent compagnons repérés (François Corneloup, François Merville, Antonin Rayon) et figures nouvelles (Sylvaine Hélary, Matthieu Metzger, Valentin Ceccaldi).

“L’anabase, c’est la remontée de la mer vers les terres (…) et la sortie d’exil. Cette montée est aussi un retour, qui paradoxalement s’effectue dans l’avenir.”
Martine Broda, “Dans la main de personne, essai sur Paul Celan”

Après un travail, il y a 15 ans, sur des poèmes de Paul Celan (pour choeur de chambre, 2 récitants et 6 musiciens-improvisateurs), les textes fournissent aujourd’hui une trame invisible (au sens propre : rythme, prosodie, espace, forme) qui guide cette utopie d’un retour dans l’avenir.

Suite : Anabasis est donc un acte musical à la fois engagé et rêveur, formel et sensible, avec en toile de fond un questionnement qui porte sur l’exil, le déplacement, la fuite, la quête, mais aussi l’exil de soi et le retour vers soi et vers l’autre, et quelques intuitions contemporaines.

DP


Après la création à l’Europajazz Festival (Le Mans, La Fonderie, 5 mai 2018, 17h) :

“Après une avant première à l’Ajmi d’Avignon, c’est la création de cette nouvelle musique. Comme souvent chez Dominique Pifarély, la première impulsion créatrice est d’origine littéraire : Anabase, un poème de Paul Celan, un auteur qui a déjà suscité chez le violoniste plusieurs compositions, et donne lieu cette fois à une suite. L’enjeu est d’importance pour le musicien : il a rassemblé un groupe où chacun représente une sorte d’idéal, comme interprète et improvisateur. La pièce est assez longue, elle s’est étoffée de nouveaux développements depuis son avant-première, mais l’attention du public est totale, du début jusqu’à la toute fin. On part d’une seule note, obstinément rejouée par le piano, adagio, jusqu’à l’entrée du sax baryton, bientôt rejoint par les autres instruments. Dès lors il semble évident que vont se mêler l’esprit de la musique de chambre contemporaine et les rythmes anguleux d’un jazz qui n’est pas moins contemporain, dans un spectre large qui s’étendrait des phrases policées de l’écriture ‘savante’ jusqu’aux écarts des musiques improvisées les plus radicales. C’est ensuite une mélodie lyrique, aux intervalles distendues (la mémoire de l’ange n’est pas très loin….), et le rythme s’affirme et l’ensemble dérive vers les abords interlopes du jazz, avec un tutti libre et délibérément divergent. […] Il serait vain, et fastidieux, de vouloir décrire par le menu le cheminement de cette longue pièce, grande forme (forme ouverte pourrait-on dire, sans formalisme), avec ses glissements et ses surprises. […] Ce qu’on retient, c’est l’extrême cohérence du cheminement, la très grande qualité des solistes (le violoniste inclus !), dans l’exécution comme dans l’improvisation, et cette oscillation permanente entre les langages que tous les membres du groupe ont en commun, de l’écrit le plus rigoureux jusqu’à l’improvisation la plus libre, presque un manifeste qui nous dirait : nous jouons ce que nous sommes. J’en veux pour preuve le mouvement final, sorte de groove dansant (mais très élaboré) qui respire la liberté d’être, et se fond dans une coda chambriste qui va s’éteindre avec le retour, furtif, de la note obstinée qui ouvrait le concert. Il y a bien là une œuvre accomplie, libre et cohérente, belle réussite qui sera reprise les 25 & 26 mai, à Paris, à l’Atelier du plateau, puis en septembre à Marseille (festival ‘Les Émouvantes’) et en novembre à Strasbourg (festival Jazzdor). Avis aux mélomanes sans œillères.”
Xavier Prévost / JazzMagazine, lundi 7 mai 2018


Production : ARCHIPELS-Cie Dominique Pifarély
Coproduction : Europajazz Festival du Mans / Festival Jazzdor Strasbourg
Avec l’aide de la DRAC Nouvelle Aquitaine, de l’ADAMI et de la SPEDIDAM
Avec le soutien de l’AJMI (Avignon) et de la Maison Galerie 19PaulFort

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Archipels – Cie Dominique Pifarély

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Administratrice de production : Virginie Crouail

ph. : 33 (0)6 20 10 67 44

email : virginie.crouail [arobase] pifarely.net

Archipels-Cie Dominique Pifarély a été créée en 2000 par Dominique Pifarély, violoniste, improvisateur et compositeur, et a pour vocation de porter ses créations, dans une démarche musicale innovante, exigeante et fidèle. L’identité artistique de la compagnie s’est également construite sur la recherche interdisciplinaire : traitement numérique en temps réel, littérature et poésie, mise en espace, image, théâtre, en lien avec différents pays (Italie, Allemagne, Liban, Irlande…).
L’édition phonographique a été développée en 2008 à travers le label Poros éditions.

L’association reçoit le soutien de la DRAC Poitou-Charentes, et est membre de Futurs Composés – réseau national de la création musicale, ainsi que des Allumés du Jazz.

biographie de Dominique Pifarély


avec texte :

avec images :

  • Apnées (Dominique Pifarély avec Philippe De Jonckheere et Michele Rabbia)

spectacle :